• 2-Premier pas dans le paranormal, et pourquoi chercher "la Connaissance"

    Quand les enfants se réveillent en pleurant parce qu'ils ont vu quelque chose qui leur a fait peur, on leur dit que ce n'est rien, qu'ils ont fait un cauchemar, que ce qu'ils ont vu n'est pas réel... on leur ment! mais on ne leur ment pas intentionnellement, on leur ment par ignorance, on leur ment parce qu'inconsciemment les gens "raisonnables et sensés" rejettent l'idée que les esprits de ceux qu'on a "connus" (dans cette vie ou dans une vie précédente) puissent exister, être à nos côtés et nous contacter dans notre sommeil.

    La première fois que j'ai vu un esprit, je devais avoir entre 5 et 6 ans. Mes deux sœurs aînées et moi étions en nourrice chez un vieux couple, car ma mère avait des horaires de travail incompatibles et vivait dans une chambre louée. Mon petit lit était posé en travers du pied du grand lit où dormaient mes sœurs, en face de la porte-fenêtre qui donnait sur le jardin. Un matin, j'ai vu la porte-fenêtre s'ouvrir en grand et une lumière éblouissante a envahi la chambre. J'étais couchée à plat ventre, et pourtant je regardais la porte de face comme si j'étais assise dans mon lit. Je sentais mon corps trembler sans avoir ni froid ni peur, et j'attendais qu'il entre, Je ne savais pas qui il était, mais je savais qu'il était là et qu'il était en colère. Je sentais entrer sa colère en moi avec ce tremblement. J'ai vu alors une grande silhouette noire dans l'encadrement de la porte. Il m'a regardée un moment sans bouger, et j'ai commencé à avoir peur, et à penser qu'il venait me faire du mal. J'ai essayé d'appeler ma "mère" et je me suis retrouvée couchée à plat ventre dans mon lit. A cet instant il est arrivé près de mon lit, je l'ai vu lever sa main et l'abattre brusquement sur mon dos. Puis tout s'est éteint. Je n'osais plus bouger ni ouvrir les yeux, mais je sentais le coup qu'il m'avait donné au milieu du dos.

    Ma nourrice est entrée dans la chambre, car elle m'avait entendue l'appeler, et bien sûr elle n'a pas cru un mot de ce que je lui racontais. Je me pelotonnais contre elle en lui disant:

    -Regarde! tu vois bien! il a ouvert la fenêtre du jardin! il y avait plein de lumière!

    -Mais non, tu as rêvé! la fenêtre est fermée!

    J'ai fait des cauchemars comme tous les enfants mais jamais je ne les ai gardés en mémoire. Cette vision s'est imprimée dans mon esprit comme la rencontre la plus importante de ma vie. J'étais certaine qu'il était aussi vrai que tout ce que je voyais quand j'étais éveillée. Mais j'étais profondément interloquée quand j'ai constaté que la fenêtre était fermée.

    A différents moments de ma vie je me suis demandée qui il était et pourquoi il était en colère contre moi... je m'étais dit dans ma tête de petite fille, qu'il avait dû ne pas me trouver gentille avec ma sœur, car je m'étais disputée avec elle la veille, et qu'il était venu pour me punir! Je n'avais communiqué cette explication à personne, parce que je savais que personne ne me croirait! Mais cette réflexion infantile reflétait néanmoins une connaissance innée de l'existence des esprits, d'un monde invisible et proche de nous, qui restait encore enfouie dans mon inconscient. Pourtant, je savais qu'il pouvait revenir et je m'efforçais "de ne pas être méchante" pour qu'il ne revienne pas me frapper.

    Je n'ai eu la réponse que plusieurs dizaines d'années plus tard, et les réponses que j'ai trouvées ont éliminé les angoisses que ces questions faisaient naître.

    Les démarches introspectives ne permettent pas de trouver les réponses dans notre vie présente, il faut parfois remonter dans les vies précédentes pour comprendre notre mal de vivre et l'enchaînement des "effets et des causes". On ne peut rien expliquer sans repousser les frontières spatio-temporelles, telles qu'elles sont définies par les limites matérielles et rationnelles.

    Toute notre enfance on nous rabâche que seules les choses que l'on peut appréhender par les sens sont réelles, ou ce qui est "scientifiquement prouvé", et que si on voit des choses "qui n'existent pas" on a des "hallucinations" ou bien on a une "maladie mentale" et les angoisses qui en découlent ne seraient que les symptômes de cette maladie. On apprend à se taire et à se débrouiller avec nos angoisses, pour ne pas se "faire enfermer chez les fous".

     " La Connaissance est le seul remède définitif contre l'angoisse, aussi bien que contre la peur...puisque ces sentiments ne sont que des conséquences ou des produits de l'ignorance, ...Dès qu'elle est atteinte, la Connaissance les détruit entièrement dans leur racine même et les rend désormais impossibles, tandis que sans elle, même s'ils sont écartés momentanément, ils peuvent toujours réapparaître au gré des circonstances...cet effet se répercutera nécessairement dans tous les domaines inférieurs, et ainsi ces sentiments (d'angoisse et de peur) disparaîtront aussi à l'égard des choses les plus contingentes. Comment, en effet pourraient-ils affecter celui qui, voyant toutes choses dans le Principe, sait que, quelles que soient les apparences, elles ne sont en définitive que des éléments de l'ordre total?... tant qu'on cherchera à y remédier par en bas, c'est-à-dire en se contentant d'opposer des contingences à d'autres contingences, tout ce qu'on prétendra faire sera vain et inéfficace; mais qui pourra le comprendre pendant qu'il en est encore temps?"

    René Guénon (Initiation à la réalisation spirituelle)

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  • Commentaires

    1
    Martine
    Mardi 21 Octobre 2014 à 06:14

    Ta nourrice n'a pas regardé ton dos?  Une claque, ça laisse des traces!

    Quelle expérience! Je n'ai jamais rien vécu de tel! Par contre, j'en connais que oui!

    2
    Martine
    Mardi 21 Octobre 2014 à 06:34

    Tu as vécu de drôles  expériences!

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